
Image ci-dessus: le bulletin de vote du 28 juin 2020.
Mais que s’est-il passé ?
Si vous voulez, vous pouvez lire ici : l’histoire en détail.
2020, c’est l’année du Covid. Les élections municipales sont bousculées. Le premier tour de l’élection municipale a lieu le 15 mars dans une certaine tension. Le second tour est reporté au 28 juin.
Les résultats sont les suivants :
- Liste « Vitry Rassemblé » conduite par Jean-Claude Kennedy : 46 % ( 1er tour) et 49,9 % ( 2ème tour)
- Liste « Vitry en Mieux » conduite par Frédéric Bourdon : 18,9 % et 26,1 %
- Liste « Vitry À Venir » conduite par Alain Afflatet : 16,3 % et 24,1%
Les Vitriot·es ont voté pour Jean-Claude Kennedy
Mais patatra ! Le 4 juillet, les Conseillers municipaux élus désignent comme Maire : Pierre Bell-Lloch, cinquième colistier, peu connu, sinon des communistes dont il est le responsable local.
Que c’est-il passé ? Un putch ! Un sale coup ! Une trahison !
Une trahison entre « ami·s » ? Oui bien sûr. Mais ce n’est pas le plus grave. Ce qui est grave et insensé, c’est la trahison du vote des Vitriot·es, la trahison de la démocratie.
Les gens votent pour leur futur Maire, et c’est un coucou qui prend sa place. Une telle trahison ne s’est jamais vu en France dans une grande ville. (Précision : le coucou est un petit oiseau réputé pour voler le nid des autres).
Oui, les Vitriot·es ont voté Jean-Claude Kennedy, pas pour le 5e colistier.
Vous avez vu le bulletin de vote au début de cet article.
Toute la campagne a été sans ambiguïté. On a voté pour reconduire Jean-Claude Kennedy comme maire de Vitry. Du 5e colistier, il n’est guère question.
Voici quelques images de la campagne ( pendant laquelle Mr Bell-Loch ne s’est guère montré, tout occupé à ses intrigues).
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La profession de foi :
c’est le document officiel adressé par la poste à tous les électeurs et électrices qui doivent choisir leur Maire et son équipe municipale.
Aucune ambiguïté : le candidat, la tête de liste, celui pour lequel on se prononce, c’est Jean-Claude Kennedy.



À quel point est-ce grave ?
Le vote des citoyen·nes a été méprisé et détourné. Ils ont été trompés.
Ce sont les manoeuvres entre les responsables locaux du PCF, du PS et de EELV qui ont décidé de qui serait le Maire de notre ville, pas ses citoyen·nes. Comme si la ville appartenait à cette association de chefs de clan !
Mr Bell-Lloch n’a pas agi seul. Il a recruté des complices, qui ont eu de meilleurs postes en récompense.
Certains ont simplement « suivi », sans protester. Mais est-ce plus honorable ? Si les décideurs sont plus coupables que les autres, la corruption morale rejaillit sur tous celles et ceux qui composent la majorité municipale.
Celles et ceux qui n’ont pas marché dans la combine ont été écartées. Ils n’ont aucune responsabilité dans la gestion de la ville, bien qu’ils aient une grande expérience et un sens élevé des élu·es en politique. (accessoirement, ils avaient massivement participé à la campagne électorale).
C’est aussi l’engagement de dizaines de militantes et de militants, de centaines de personnes qui avaient apporté leur soutien à Jean-Claude Kennedy qui ont été trahis.
Sans doute, certains se disent : c’est la politique ! Combine et compagnie ! C’est le plus malin qui a gagné ! C’est la loi du fort !
D’autres se disent : Oui, c’est pas bien, mais c’est un « camarade » !
À l’heure de Trump, dans quels abîmes moraux et politiques cela nous conduit-il ?
La démocratie est bien malade dans notre pays. Elle n’a pas besoin que des gens qui se disent de gauche contribuent à l’affaiblir davantage.
Monsieur Bell-Lloch est-il un traitre et un tricheur ?
Et bien, malheureusement, oui.
Bien sûr comme tous les traitres et tous les tricheurs, il a en stock toute une série de justifications et d’excuses à nous servir.
On n’en parle pas, car elles n’ont aucun rapport avec le sujet qui est le respect du vote des citoyens.
De même, la question de ses motivations n’a aucune pertinence, même si l’intérêt personnel et le gout du pouvoir figurent sans doute en bonne place. Que quelques années auparavant, sa mère, alors dirigeante locale du PCF, exprime dans les colonnes du Parisien son désir de voir Pierre Bell Lloch son fils devenir maire de Vitry n’est bien sûr pas étranger à cette trahison qui décidemment ne s’est pas construite en un jour.
Mais peu importe. De bonnes intentions ne justifieraient pas le mal qui a été fait à la démocratie dans notre ville
